top of page
  • Photo du rédacteurGOR

La Grive litorne



En hiver, deux espèces de grives nordiques viennent tenir compagnie à nos deux grives nicheuses que sont la musicienne et la draine. Parmi celles-ci, la Grive litorne est une grande grive élancée au plumage contrasté, reconnaissable à sa poitrine ocre, sa tête et son croupion gris, ses ailes et son dos bruns, ainsi qu’à ses cris poussés en vol « tchak-tchak! ».

C’est une espèce à affinité boréale, et la France se situe en limite sud-ouest de son aire de reproduction mondiale, où elle niche jusqu’en Lozère. En fin d’automne, les individus nous arrivant proviennent surtout de Scandinavie et d’Allemagne. On pourra alors l’observer principalement en Cerdagne et Capcir (d’où le nom catalan de la litorne : Griva cerdana !), mais également dans le Fenouillèdes ou les Corbières, à condition qu’il y ait des zones semi-ouvertes : garrigues/landes à genévrier ou aubépine ou vergers de pommiers. C’est dans ces milieux qu’elle trouvera la ressource alimentaire nécessaire pour passer l’hiver.

Sa répartition en hiver dans les Pyrénées-Orientales : http://atlas.gor66.fr/Atlas.../slides/Grive_litorne.html



La litorne est grégaire et sera souvent observée en groupes (assez petits chez nous mais pouvant compter plusieurs dizaines d’individus dans la moitié nord de la France). Elle est alors souvent accompagnée d’autres turdidés (merles et grives), en particulier la Grive mauvis, qui est la deuxième espèce de grive que nous ne pouvons observer qu’en hiver dans notre département.

Malheureusement, après une période d’expansion, la Grive litorne accuse un sévère déclin en Europe de l’Ouest, et particulièrement en France, depuis une vingtaine d’années au moins : https://www.vigienature.fr/fr/grive-litorne-3453 Cette espèce, encore chassée en France, pourrait bien ainsi rejoindre la liste des espèces en déclin qui font l’objet de contentieux européens…

Texte: Florian Olivier

PHOTOS : Philippe Jarry et Michel Queral

110 vues0 commentaire

Comments


bottom of page