top of page

Projet de classement du Grand Tétras sur la liste des espèces protégées.

Comme indiqué sur le forum, une consultation du public est en cours sur le site du Ministère pour la modification de l’arrêté du 29/10/2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.


Pour le Grand Tétras, l’avis du Conseil National de la Protection de la Nature émis le 8 juillet est favorable à l’unanimité. Il rappelle que : « le Grand Tétras est l’espèce la plus menacée parmi la petite faune de montagne et reprend le rapport de l’Observatoire des galliformes de montagne (OGM) qui documente la régression du GT en France entre 1950 et 2019 ; sa distribution par commune a diminué de plus de la moitié tous massifs confondus (58 %). Les pressions exercées sur le domaine vital du GT résultent majoritairement de facteurs liés aux modifications de la qualité de l’habitat, accélérées par le contexte global de changement climatique, et des usages anthropiques, se combinant pour affecter leur dynamique locale et régionale. »


Le Groupe Ornithologique du Roussillon depuis de nombreuses années, s’est particulièrement engagé pour défendre cette espèce, en portant des requêtes jusqu’à la plus haute juridiction pour éviter le prélèvement par la chasse de quelques individus encore présents dans notre département ; en collaborant avec d’autres associations de protection pour demander un moratoire chasse puis l’inscription du Grand Tétras sur la liste des espèces protégées.

Les résultats des comptages sur l’ensemble de la chaine pyrénéenne montrent dans le bilan 2025 de l’OGM que l’indice reproducteur pour l’ensemble du massif pyrénéen est de 0,6 jeune/par poule. Pour mémoire, l’indice de reproduction est bon lorsqu’il est supérieur à 1,8 jeune/par poule – et mauvais s’il est inférieur à 1 jeune/par poule. On est donc bien loin du compte !


La protection de cette espèce était un objectif de notre association et nous sommes très heureux de voir l’aboutissement de ce long chemin. Bien conscient des autres facteurs qui influent sur le domaine vital de ces espèces de montagne, nous espérons que ce classement permettra de mettre en place de nouvelles actions de sauvegarde et que le Grand Tétras perdurera dans le Massif Pyrénéen.


Les commentaires du monde de la chasse, sur le site du Ministère, (beaucoup de copier/coller d'ailleurs), indiquent que la chasse n'est pas responsable de la diminution du Grand Tétras mais de fait elle y a largement contribué. Comment peut-on vouloir continuer à chasser à tout prix une espèce dont tout le monde connait le déclin depuis des dizaines d'années ?

Si les chasseurs géraient si bien les espèces et surtout leurs habitats, on n’en serait sûrement pas arrivé là. Une bonne part de leurs actions citées sont également financées avec de l'argent public (français et européens) et n'ont eu, jusqu’à présent aucun effet sur l'indice de reproduction de cette espèce.


Nous souhaitons, après le classement en espèce protégée, la mise en place d’une bonne stratégie globale voire un Plan National d’Actions qui influe à la fois sur toutes les causes du déclin, fréquentation et développement de nouvelles activités en haute montagne, divers projets d’aménagements dans le domaine vital, respect de la tranquillité dans les ZPS crées à cette effet, etc,… d’autant que le Grand Tétras est protégé sur l'autre versant des Pyrénées depuis plusieurs dizaines d'années en Espagne et en Andorre.

 

Merci de participer largement à cette consultation.

 
 
 

1 commentaire


Bonjour à toutes et à tous,

Je souhaite faire deux commentaires, l'un sur le Grand Tétras, l'autre sur le Lagopède alpin qui fait également l'objet d'un projet d'arrêté de protection nationale, mais dont la situation est différente.

Concernant le Grand Tétras, sa protection nationale est importante à souligner. Vous vous souvenez probablement du film magnifique de Vincent Munier, Le Chant des Forêts, à l'affiche cet hiver. Il avait été obligé d'aller en Scandinavie pour faire ces images splendides de l'oiseau, car il avait déjà disparu à l'état sauvage dans les Vosges. Enfin, peut-être pas définitivement, puisque les autorités locales ont monté un projet extravagant d'importation de Grand Tétras norvégiens pour repeupler les Hautes Vosges. Ces oiseaux ainsi délocalisés ont u…

J'aime
bottom of page