2ème partie : les beaux jours !


Vers la mi-avril, les marmottes se réveillent : à quoi ce réveil est-il dû ?

On a longtemps pensé que c’était dû au réchauffement du sol mais ce n’est pas si évident.

Sans pouvoir donner de réponse définitive, l’idée d’une substance d’hibernation semble plus juste. La concentration maximale de cette substance dans le sang ou dans le liquide céphalo-rachidien déclencherait l’entrée en hibernation ; son épuisement entraînerait le réveil. Ceci expliquerait que le réveil ne soit pas toujours lié à des conditions climatiques favorables car souvent, à ce moment là, la neige est encore présente.

Pendant la belle saison, la vie de la marmotte pendant le jour est rythmée par des périodes de repos, des périodes de repas et des jeux de poursuites et bagarres : Ne buvant pas, elle se nourrit quand les plantes sont couvertes de rosée (matin et soir). Elle choisit des plantes juteuses et tendres (trèfle, carotte sauvage, papilionacées) mais aussi des baies (myrtilles). Elle ronge et engloutit environ 400 gr par jour et double ainsi son poids du printemps à l’automne passant de 3.5 à 7 Kg environ.

Le terrier d’été est le lieu principal de reproduction et d’abri : peu profond, il possède une entrée principale et des entrées secondaires, la galerie mesure environ 15 centimètres de diamètre et 3 à 10 mètres de long. A sa périphérie, on trouve des terriers de fuite ou de faux terriers qui servent de refuge en cas de danger imminent.

Car la marmotte reste toujours vigilante et attentive à tout ce qui se passe, qu’elle soit en train de se ravitailler, de se chauffer au soleil ou dressée sur un promontoire. La première qui perçoit un danger avertit les autres en sifflant. Ce cri est à peu près son seul moyen de défense : un cri très aigu et bref signale la présence d’un aigle royal, un long sifflement répété celle de l’homme. D’autres cris ont un sens particulier : cris modulés en période d’amour, cris dits de marquage qui exhortent au respect du territoire de la colonie.

La colonie ou le vivre ensemble : plusieurs familles composent une colonie, leurs membres se reconnaissent à leur odeur . Il n’y a pas d’échanges entre colonies sauf à la période des amours. La famille se compose des parents, des marmottons de l’année et des petits de la portée précédente soit environ 4 à 10 individus qui occupe le territoire familial.

Bientôt nous aurons la chance d’aller les observer tranquillement dans nos montagnes en respectant leur territoire !

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